sources : (Bouveret France) (Rochet Group)
Bracelet en cuir Bouveret

Une montre ne se résume pas à son mouvement, à son boîtier ou à son cadran.
Le bracelet est le dernier élément qui entre en contact avec celui ou celle qui la porte. Il participe à son confort, à son caractère et, finalement, à la manière dont elle est ressentie au poignet.
Pour Orava, nous avons donc souhaité aller au-delà d’un simple bracelet de série.
Notre choix s’est porté sur Bouveret, manufacture française spécialisée dans la fabrication de bracelets horlogers en cuir.
Une maison dont l’histoire est intimement liée à celle de l’horlogerie du Haut-Doubs.
Une histoire née dans le Haut-Doubs
L’histoire de Bouveret commence en 1987.
Après plus d’une décennie d’apprentissage au sein des ateliers du groupe Rochet, Gérard Bouveret, ancien compagnon du Tour de France, décide de créer sa propre entreprise.
Il choisit de l’implanter dans le Haut-Doubs, au cœur d’une région historiquement associée à l’horlogerie française. L’entreprise prend alors le nom de Gérard Bouveret Création.
Ce choix géographique n’est pas anodin.
Le Haut-Doubs et la région de Besançon possèdent depuis plusieurs siècles une tradition horlogère particulièrement forte. Bouveret s’inscrit ainsi dans un environnement où le travail du cuir et celui de l’horlogerie se côtoient naturellement.
De l’artisan à la manufacture
Au fil des années, Bouveret développe une expertise particulière : le bracelet de montre haut de gamme réalisé sur mesure.
L’entreprise travaille notamment des peausseries comme :
- l’alligator ;
- le lézard ;
- l’autruche ;
- le galuchat ;
- le python ;
- mais également différentes qualités de cuir de veau et de vachette.
L’objectif n’est pas simplement de découper du cuir aux dimensions d’une montre.
Un bracelet de qualité doit être confortable, conserver sa forme, résister aux contraintes répétées du poignet et présenter une finition régulière jusque dans les moindres détails.
Chez Bouveret, la fabrication comporte près de 60 opérations, parmi lesquelles la sélection des peaux, la découpe, le parage, l’assemblage, le filetage et la couture.
C’est précisément cette succession de petits gestes qui donne au bracelet son aspect final.
Quand la matière devient un objet horloger
Ce qui est particulièrement intéressant dans le travail de Bouveret est que le bracelet est traité comme une véritable pièce d’horlogerie.
Le cuir doit être sélectionné en fonction de son aspect, mais également de sa structure.

Il faut ensuite déterminer précisément les différentes épaisseurs.
Le parage permet notamment d’amincir certaines parties du cuir afin de créer les transitions nécessaires au confort et à la construction du bracelet.
Puis viennent l’assemblage, les finitions des tranches, le filetage et la couture.
Chaque opération influence la suivante.
Et c’est finalement cette succession de contraintes qui transforme une simple pièce de cuir en bracelet horloger.
Une manufacture française au service de l’horlogerie
Bouveret a progressivement acquis une réputation dans le domaine du bracelet haut de gamme et travaille notamment pour des acteurs professionnels de l’horlogerie et de la bijouterie.

En 2021, Bouveret rejoint officiellement Rochet Group, qui acquiert la manufacture française de cuir haut de gamme située à Franois, dans le Doubs.
L’histoire est d’ailleurs assez symbolique : Gérard Bouveret avait commencé sa carrière dans les ateliers Rochet avant de créer sa propre entreprise.
Après plusieurs décennies, les deux histoires se retrouvent donc réunies.
Une production toujours ancrée en France
La manufacture Bouveret était implantée à Franois, dans le Doubs, et revendiquait une fabrication artisanale française.
La maison indiquait produire plus de 30 000 bracelets sur mesure par an, avec une palette de plus de 300 coloris et de nombreuses possibilités de personnalisation.
Depuis la réorganisation opérée par Rochet Group fin 2024, les activités Bouveret et Sibra ont été rapprochées au sein de Sibra Bouveret Manufacture (SBM), à Besançon. La production de bracelets haut de gamme reste ainsi ancrée dans le tissu industriel et artisanal franc-comtois. (BFC Industries)
Rochet Group indique aujourd’hui que cette manufacture réalise des bracelets 100 % Made in France, presque entièrement à la main, notamment pour des marques horlogères de luxe et des bijoutiers-joailliers.
Pourquoi Bouveret pour Orava ?
Pour Orava, ce choix possède une signification particulière.
Notre montre associe plusieurs savoir-faire et plusieurs cultures horlogères.
Le design de la montre, le choix des composants, des sous-traitant, son cadran ont été réalisé par moi-même.
Le mouvement automatique Miyota 9015 est développé et fabriqué au Japon.
Le boîtier en acier 316L et les autres composants sont issus d’une chaîne de production à Shenzhen, la capitale de l’horlogerie Chinoise.
Mais je voulais qu’une partie essentielle de la montre puisse également exprimer le savoir-faire français.
Le bracelet cuir Bouveret répond parfaitement à cette volonté.
Il apporte à Orava quelque chose qui ne se mesure pas uniquement en millimètres ou en spécifications techniques :
une histoire.
Le choix du cuir
Le cuir possède une particularité que n’ont pas les matériaux synthétiques : il évolue.
Un bracelet neuf est généralement ferme et parfaitement uniforme.
Avec le temps, il se patine, se marque légèrement et prend progressivement la forme du poignet de son propriétaire.
Deux bracelets identiques ne vieillissent donc jamais exactement de la même manière.
Cette évolution nous paraît particulièrement cohérente avec la philosophie de l’Edition One d’Orava.
Une montre mécanique mesure le temps.
Mais elle vit également avec celui qui la porte.
Une anecdote
Il y a quelque chose d’assez joli dans l’histoire de Bouveret.
Gérard Bouveret a commencé son parcours professionnel chez Rochet.
En 1987, il crée sa propre entreprise.
Puis, environ trois décennies plus tard, Bouveret revient dans le groupe Rochet lorsque celui-ci acquiert la manufacture en 2021.